Vous avez créé votre activité, en free-lance ou en société, d’abord modestement, seul ou en petit comité. Vous avez lancé votre comm’, en pariant bien entendu sur le numérique : c’est l’avenir. Vous vous êtes offert un beau site internet et vous avez fait le choix d’y adjoindre un blog. Une bonne idée ? Pas si vous l’avez fait pour de mauvaises raisons. En voici 5 à oublier très vite !

Cinq mauvaises raisons de tenir un blog professionnel

1.

Attendre un retour sur investissement immédiat

Si c’était votre idée, vous êtes forcément déçu. Un blog n’a pas vocation à vous apporter des clients en masse, tout de suite. Probablement pas même des fans qui vont s’abonner et vous alimenter votre fichier d’adresses à qui envoyer vos promos par newsletters et autres e-mailings… Parce que ce n’est pas l’objectif d’un blog. Un blog infuse de l’info lentement mais sûrement, vous fait connaître incidemment, mais il n’a pas la visibilité et la viralité des réseaux sociaux.

2.

Parler de soi, faire sa pub

Si c’est votre unique but, renoncez. Parler de sa propre marque, de ses savoir-faire et de « Oh comme nos produits ou nos services sont merveilleux ! » à longueur de blog, de newsletters ou de tout autre média récurrent, les plus grands s’y sont essayé. Et les spécialistes (par exemple Paul Perdrieu ici) sont nombreux à alerter : cela ne fonctionne pas.

C’est d’ailleurs logique si vous réfléchissez deux secondes : souvenez-vous du temps où on s’informait surtout en achetant des journaux (ce temps n’est pas si loin et d’ailleurs, la presse magazine ne se porte pas si mal…) : on achetait (on achète ?) des revues qui parlent de mode, d’art, de sport ou de politique et même, des journaux qui parlent d’un peu tout. On veut bien consentir à y trouver des publicités pour des marques diverses. Mais qui serait prêt à lire régulièrement un magazine consacré à une seule marque de voitures ou de chaussures, si prestigieuses soient-elles ? L’internaute n’est pas très différent du lecteur de journaux. Il a envie de lire des articles sur la mode en général, des comparatifs entre plusieurs marques de véhicules, des conseils sur la meilleure façon de se maquiller ou d’entretenir sa moto.

Bref, la pub reste de la pub mais sur un média au long court, il faut savoir parler d’autre chose que de soi. Ou alors vous risquez de parler dans le vide…

3.

Mettre beaucoup de contenu, beaucoup de mots-clefs pour attirer du trafic

La SEO (optimisation pour les moteurs de recherche) est un art subtil qui ne peut fonctionner qu’à au moins une de ces deux conditions (ok, je caricature un peu...) :

> maîtriser parfaitement la liste et la pondération des critères nombreux, complexes et évolutifs par lesquels les moteurs de recherche classent les articles pour les présenter à l’internaute ;

> ne surtout pas s’en préoccuper et penser uniquement à satisfaire les catégories d’internautes que l’on vise, avec les contenus les plus pertinents possibles, une qualité de textes, d’images, de documentation et de références optimale, puisque les critères des moteurs de recherche se préoccupent surtout de satisfaire les internautes. Normal : eux aussi ont besoin de fournir un service de qualité !

Conclusion : reproduire des textes déjà publiés cent fois, enfiler les mots-clefs dans des phrases lourdingues qui ne veulent pas dire grand-chose, préférer la quantité à la qualité fera à coup sûr fuir tout le monde : aussi bien les moteurs de recherche que les internautes, c’est-à-dire les prospects, clients et autres fans que vous souhaitiez conquérir. Donc, si vous croyez gagner du temps en ne peaufinant pas vos contenus, détrompez-vous, vous ne ferez qu’en perdre.

4.

Tout le monde le fait, c’est que ça doit être important

Tenir un blog demande du temps, de l’énergie, une cohérence éditoriale, un peu de stratégie… Autant dire qu’il faudra y mettre de l’enthousiasme et un minimum d’investissement – personnel, humain ou éventuellement financier (par exemple en confiant vos textes à La plume agile). Donc si vous ne savez pas trop pourquoi vous le faites, quel sens ça a de le faire et où vous allez avec ça, vous risquez au mieux de ne pas être lu, au pire de vous retrouver avec une sorte de page actus/blog qui se résume à un seul article annonçant votre présence au salon Trucmuche en novembre 2011. (Ne riez pas, internet fourmille d’exemples pour illustrer cette catégorie… mais je n’aurai pas la méchanceté de les révéler !).

5.

Ecrire, publier, filmer, transmettre… je veux être hyper-présent !

A l’inverse, c’est top d’être hyper enthousiaste, mais si vous avez bien suivi les leçons de poésie de votre enfance, vous aurez le choix de vous comparer au lièvre qui se croit trop fort et se fait griller au poteau par la tortue, ou à la grenouille qui explose à vouloir égaler le bœuf. Autrement dit, publier trop va vite vous conduire à l’essoufflement, au burn-out, à la panne sèche ou autres incidents de parcours. Et au finale, à l’abandon. Ou pour le dire façon La Fontaine : Rien ne sert de trop écrire, il faut planifier à point… pour conserver le rythme.

Bon mais alors, je laisse tomber ?

Ne croyez pas vous en tirer à si bon compte... mon article suivant vous donne non pas une, non pas cinq, mais 7 mauvaises raisons de NE PAS tenir un blog professionnel !

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