Vous êtes nombreux à avoir à écrire pour votre travail, régulièrement ou occasionnellement. Et vous êtes sans doute nombreux à peiner dans cet exercice de rédaction. Comme on ne peut pas toujours avoir La plume agile à ses côtés, en cette période d’étrennes, je vous offre trois petits secrets de rédactrice pour rédiger plus aisément. Rien que pour vous !

Trois petits secrets pour écrire plus facilement

1. Démarrez oralement

Vous n’arrivez déjà pas à démarrer. Le lieu commun de « l’angoisse de la page blanche » n’est pas tout à fait un mythe. Ce n’est pas tant la page blanche qui fait peur que l’idée qu’il faut bien commencer par un début… mais les possibilités se bousculent dans votre tête, tout se brouille et vous ne savez pas par où débuter ni comment trouver la formulation juste.

Le truc : dites les choses oralement. Expliquez à un collègue ou à un interlocuteur imaginaire ce que vous avez à mettre par écrit. Vous remarquez comme ça vous est facile ? Eh bien transcrivez à l’écrit ce que vous avez raconté. En général, instinctivement, on sait trouver à l’oral le début qui va attirer l’attention du collègue, qui va tout de suite faire comprendre où vous voulez en venir, qui va mettre en avant le plus important. Et de manière générale, écrivez comme vous parlez. Naturellement. Si ce n’est pas tout à fait du bon français, ce n'est pas grave : vous arrangerez ça à la relecture.

 

2. Rédigez en souriant

J’aime bien dire que j’écris avec le sourire et que ça se sent à la lecture. Ce n’est pas tout à fait une plaisanterie. Ce qui rend mes textes agréables à lire, c’est que j’y mets de la conviction, de l’enthousiasme. Comment je fais, écrivant professionnellement pour des clients, c’est-à-dire sur des sujets qui ne me concernent pas spécialement ? C’est simple : je les interroge jusqu’à ce qu’ils m’aient convaincue que ce qu’ils ont à exprimer est passionnant. Et au moment d’écrire, si besoin, je prends quelques minutes pour me reconnecter à mon sujet, me « ré-enthousiasmer ». Si vous vous sentez fatigué, stressé, pressé, désabusé, posez votre plume – ou votre clavier – et allez faire quelques pas dehors ou dans un endroit agréable. Marchez, respirez, repensez à votre sujet et à tout ce qu’il a de passionnant (si, si, il y a forcément des aspects intéressants, cherchez bien). Buvez un verre d’eau, un bon thé, un chocolat chaud. Vous revenez à votre bureau, vous êtes bien. Vous sentez comme votre écriture est devenue fluide ?

 

3. Chamboulez tout

Bien. Vous avez donc rédigé votre texte, mais ça ne va pas. Tout ce que vous avez à dire y est mais quelque chose cloche. C’est plat, ça manque de rythme. Avant de tout jeter à la corbeille, essayez d’inverser des phrases ou des paragraphes. Mettez la fin au début. Parfois, cette simple inversion suffit à rendre votre argumentation plus tonique. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce que vous dites en conclusion, c’est ce que vous vouliez démontrer. Si vous annoncez d’emblée à quel résultat formidable vous êtes arrivé, on vous écoutera avec un cerveau plus attentif.

 

Et maintenant, à vous de jouer…

 

Rédigé par Marie-Pierre Demarty - La plume agile

Photo empruntée à Asierromero - Freepik

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