Votre futur est bien incertain...

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Est-ce par peur de l’avenir que vous êtes si nombreux, lorsque vous écrivez à la première personne du singulier – c’est-à-dire lorsque vous parlez de vous-mêmes – à remplacer le futur par un conditionnel ? Scrutez votre inconscient, vous y trouverez peut-être quelque chose de cet ordre. Si vous en restez à votre comportement conscient, vous allez certainement vous apercevoir qu’il s’agit d’une forme de paresse déguisée en prétendu manque de temps pour réfléchir à la question. Dommage, car cette confusion aura des conséquences graves sur le moral de vos interlocuteurs. Si vous ne faites pas la différence entre : « Je t’apporterai du chocolat » et « Je t’apporterais du chocolat », c’est que vous n’êtes pas aussi gourmands que moi.

Pour mieux comprendre, enrichissons les phrases en contexte et en beurre de cacao :

  • « Demain je t’apporterai du chocolat. »
  • « Si tu étais plus gentil avec moi, je t’apporterais du chocolat. »

Pour un petit s de différence, vous pouvez dire adieu à votre péché mignon. Alors que justement, ce s est ajouté au conditionnel précisément pour le distinguer de son cousin de l’indicatif futur !

Si vous n’êtes pas sûr de savoir les distinguer clairement, appuyez-vous sur l’astuce classique : essayez votre phrase à la deuxième personne.

  • Si ça sonne « Tu m’apporteras du chocolat », c’est un futur de l'indicatif, donc on écrira : « Je t’apporterai ».
  • Si ça sonne « Tu m’apporterais du chocolat », c’est un conditionnel présent, donc on écrira : « Je t’apporterais ».

Dorénavant, ne prenez plus de risque avec votre avenir. Accordez-vous le quart de seconde nécessaire pour rendre votre futur moins incertain.

Et si vous n’y arrivez pas, faites appel à mes services : www.laplumeagile.com !

 

 

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